Rani Assaf
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Rani Assaf, né le 23 septembre 1974 à Remaneh (Liban), est un ingénieur, technicien, informaticien et homme d'affaires franco-libanais. Il est le directeur technique et responsable du réseau du fournisseur d'accès à Internet Free et du réseau de l'opérateur mobile Free Mobile jusqu'en 2021. Il est notamment connu pour être l'un des créateurs de la Freebox. De 2016 à 2025, il est président et actionnaire majoritaire du Nîmes Olympique.
Contents
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Biographie
Rani Assaf est né en 1974 à Ain El Remmaneh, une banlieue de Beyrouth, et aurait appris, dès l'enfance, dans un pays en proie à la guerre civile, à se cachercite-ref-vanityfair2014-1-0[1]. Il vit en France avec un titre de séjour jusqu'à l'âge de 35 anscite-ref-vanityfair2014-1-1[1]. Dans sa jeunesse, il est membre d'un groupe de supporters du Paris Saint-Germain, les Supras Auteuil 91cite-ref-lequipe2018-2-0[2].
En 1997, il est diplômé de l'École française d'électronique et d'informatique (EFREI)cite-ref-dipl-m-efrei-3-0[3]. Il travaille initialement chez Easynet avant d'être recruté dans les années 1990 par David Ramahefason et Xavier Niel au sein de Freecite-ref-vanityfair2014-1-2[1]. Il s'installe à Montpellier en 2008 pour monter un centre de recherche et réside depuis à Mauguiocite-ref-vanityfair2014-1-3[1].
Refusant la médiatisation, il intervient plus ou moins régulièrement sur les groupes de discussion de Free, ou la liste de diffusion spécialisée FrNOG (French Networks Operators Group)cite-ref-slate-4-0[4]. Selon Vanity Fair, Rani Assaf est « le deuxième actionnaire individuel » du groupe Iliadcite-ref-slate-4-1[4], possédant 1,3 % des actionscite-ref-challenges-5-0[5]. En 2018, le magazine Challenges estime sa fortune personnelle à 112 millions d'euros, ce qui le classe dans les 500 plus grandes fortunes de Francecite-ref-challenges-5-1[5].
Nîmes Olympique
En avril 2014, il devient actionnaire minoritaire du Nîmes Olympique (NO). Dans l'offre de rachat du club, il s'associe à Jean-Marc Conrad, ancien président de l'AC Arles-Avignon, et à Serge Kasparian, gérant d'un cercle de jeux parisiencite-ref-guillemet-6-0[6]. Dans un premier temps, ces deux derniers sont propriétaires de la majorité des parts du club via une société par actions simplifiée (SAS) alors qu'Assaf, également par le biais d'une SAS, ne détient que 48,7 % des actions du NOcite-ref-guillemet-6-1[6]. Au cours de la saison 2014-2015, l'insolvabilité et les problèmes judiciaires des deux autres investisseurs obligent Assaf à sauver le club de la faillitecite-ref-guillemet-6-2[6].
En juin 2015, et après avoir menacé de se retirer des négociations, il procède seul à une augmentation de capital de 2,5 M€ l'entraînant de facto actionnaire majoritaire du clubcite-ref-7[7]. Un an plus tard, il démet de ses fonctions de président Christian Perdrier, qu'il avait choisi pour ce postecite-ref-8[8], afin de récupérer seul la gestion du NO à la suite d'un déficit constaté en juin 2016cite-ref-9[9]. En 2021, il est détenteur de 78 % des parts de la société anonyme sportive professionnelle (SASP) du clubcite-ref-10[10].
En juin 2019, la municipalité lui cède la propriété du stade des Costièrescite-ref-11[11]. Cette cession s'opère en vue de la construction d'ici la fin des années 2020 d'un nouvel édifice de 15 100 places sur le même emplacement et d'un vaste projet immobilier (hôtels, bureaux, restaurants, centre d'affaires) estimé à 250 millions d’euroscite-ref-12[12]. En attendant son ouverture, il érige le stade des Antonins, une enceinte provisoire de 8 033 places inaugurée en décembre 2022cite-ref-grandcolas-13-0[13]cite-ref-14[14]cite-ref-15[15]. Cette structure est financée en intégralité par la SAS Nemau dont il est propriétairecite-ref-grandcolas-13-1[13]. En lien avec ces chantiers, il démissionne en juin 2021 de ses fonctions chez Iliad souhaitant « consacrer son temps à de nouveaux projets »cite-ref-16[16]cite-ref-nextinpact-17-0[17].
En étant directeur technique chez Free, il est ainsi peu présent physiquement au club mais reste le président qui voit le Nîmes Olympique redécouvrir la Ligue 1 en 2018cite-ref-guillemet-6-3[6]. Malgré la courte embellie sportive connue par le club dans les années 2010, son mandat reste marqué par de nombreux conflits autour de sa présidence. En juin 2017, il change le blason historique du club : très majoritairement contesté par les supporters, il est rapidement abandonnécite-ref-logo-18-0[18]cite-ref-19[19]. En juin 2021, il acte la fermeture du centre de formation et entre en conflit direct avec l'association du clubcite-ref-20[20]. Pour faire pression devant l'opposition de cette dernière, il use d'ultimatums répétés en menaçant de se désengager du club sans jamais donner de suite concrètecite-ref-21[21].
À partir de la saison 2021-2022, les tensions entretenues avec les supporters nîmois se font clairement remarquercite-ref-brosse-22-0[22]. Ne souhaitant ouvertement pas le retour des supporters ultrascite-ref-23[23], Assaf demande leur dissolution et acte la fermeture de deux tribunes au stade des Costièrescite-ref-24[24]cite-ref-25[25]. En septembre 2022, la réunion publique qu'il tient auprès des supporters se termine par le départ précipité d'une majorité des participants à la suite des réponses apportéescite-ref-26[26]. En février 2023, il prononce une trentaine d'interdictions commerciales de stade après l'utilisation de fumigènes face au Grenoble Foot 38 et utilise ce procédé lors des saisons suivantes pour réprimer les mouvements de contestationcite-ref-27[27]cite-ref-28[28]. Il porte ainsi plainte contre X et proscrit dès lors les bâches des associations de supporters nîmoises au stade des Antoninscite-ref-29[29]cite-ref-30[30].
En mai 2023, sous sa direction, le club est relégué pour la seconde fois en trois saisons et descend en National. Il est désigné comme le responsable principal de cet échec en raison d'une communication déficiente, de la forte réduction d'employés au club, d'une mauvaise gestion de l'effectif, d'une fracture profonde avec les supporters provoquant une baisse notable des affluences, de l'abandon du centre de formation mais aussi de nombreux choix sportifs discutables comme le départ de Bernard Blaquart et de Nicolas Usaï en cours de saison ou encore de la suppression temporaire du poste de directeur sportifcite-ref-31[31]. En novembre 2023, il déclare ne plus vouloir « mettre d'argent au Nîmes Olympique » et se distingue dès lors par une absence de plus en plus marquée dans la gestion au quotidien du clubcite-ref-32[32]cite-ref-33[33].
À l'été 2025, Rani Assaf se désengage du Nîmes Olympiquecite-ref-34[34].
Notes et références
cite-note-vanityfair2014-11. mathon2014philippe-mathon2014Philippe Mathon, « Rani Assaf, l'associé fantôme de Xavier Niel », Vanity Fair, 25 novembre 2014 (lire en ligne).
cite-note-slate-44. fradin2014andr-a-fradin2014Andréa Fradin, « Rani Assaf, le mystérieux bras droit de Xavier Niel, sort peu à peu de l'ombre », Slate, 26 novembre 2014 (lire en ligne).
cite-note-challenges-55. 2018« Rani Assaf - Les 500 plus grandes fortunes de France », Challenges, 2018 (lire en ligne).
cite-note-guillemet-66. guillemettraquet2018hugo-guillemetalban-traquet2018Hugo Guillemet et Alban Traquet, « Rani Assaf, l'insaisissable président de Nîmes » , sur lequipe.fr, 25 octobre 2018 (consulté le 11 février 2022).
cite-note-77. ↑ albenque2015thierry-albenque2015Thierry Albenque, « Nîmes Olympique : Rani Assaf se retrouve désormais maître à bord », sur midilibre.fr, 27 juin 2015 (consulté le 18 février 2022).
cite-note-88. ↑ petricola2014damien-petricola2014Damien Petricola, « Christian Perdrier nommé président du Nîmes Olympique : "Séparons les histoires d'hommes et le club" », La Provence, 27 novembre 2014.
cite-note-99. ↑ delanzy2016eric-delanzy2016Eric Delanzy, « Rani Assaf, nouveau président du Nîmes Olympique : "Une grande responsabilité" », sur midilibre.fr, 2 juin 2016 (consulté le 6 février 2022).
cite-note-1010. ↑ delanzy2021eric-delanzy2021Eric Delanzy, « Football : Rani Assaf s'adresse aux salariés de Nîmes Olympique, l'heure n'est pas au dépôt de bilan », sur midilibre.fr, 25 mai 2021 (consulté le 3 septembre 2022).
cite-note-1111. ↑ 2019« La Ville officialise la vente du stade des Costières à Rani Assaf pour 8 millions d'euros », sur midilibre.fr, 26 juin 2019 (consulté le 2 février 2021).
cite-note-1212. ↑ dubault2021fabrice-dubault2021Fabrice Dubault, « Nîmes : le projet pharaonique stade, hôtels, restaurants, bureaux et logements pour remplacer les Costières en 2026 », sur france3-regions.francetvinfo.fr, 18 septembre 2021 (consulté le 2 février 2021).
cite-note-grandcolas-1313. grandcolas2022laurent-grandcolas2022Laurent Grandcolas, « Nîmes dit au revoir (provisoirement) aux Costières et débute contre Guingamp au stade des Antonins », sur lequipe.fr, 26 décembre 2022 (consulté le 29 décembre 2022).
cite-note-1414. ↑ delprat2022colin-delprat2022Colin Delprat, « Nîmes Olympique : une consultation pour le nom du stade provisoire », sur lagazettedenimes.fr, 17 mai 2022 (consulté le 24 juin 2022).
cite-note-1515. ↑ guillet2022antoine-guillet2022Antoine Guillet, « Football : Un nouveau stade et un nouveau quartier à l'horizon 2026 », sur viaoccitanie.tv, 24 juin 2022 (consulté le 24 juin 2022).
cite-note-1616. ↑ sallafranque2021herv-sallafranque2021Hervé Sallafranque, « Rani Assaf quitte Free pour se consacrer à ses nouveaux projets », sur francebleu.fr, 16 avril 2021 (consulté le 2 septembre 2022).
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cite-note-logo-1818. ↑ richard2017guillaume-richard2017Guillaume Richard, « Nîmes Olympique : le nouveau logo appelé à disparaître », sur midilibre.fr, 29 juin 2017 (consulté le 14 février 2022).
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cite-note-2020. ↑ oliv-s-berthet2021cyril-oliv-s-berthet2021Cyril Olivès-Berthet, « Nîmes Olympique : Rani Assaf veut déposer le bilan », sur lequipe.fr, 21 mai 2021 (consulté le 18 février 2022).
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cite-note-3232. ↑ samari2023abdel-samari2023Abdel Samari, « Rani Assaf : "Je ne mettrai plus d’argent dans le Nîmes Olympique" », sur objectifgard.com, 21 novembre 2023 (consulté le 9 juillet 2024).
cite-note-3333. ↑ delanzy2024eric-delanzy2024Eric Delanzy, « Nîmes Olympique, anatomie d’une chute » , sur midilibre.fr, 15 avril 2024 (consulté le 9 juillet 2024).
cite-note-3434. ↑ 2025« National. Le Nîmes Olympique se sépare de son président Rani Assaf », Ouest France, 9 juillet 2025 (lire en ligne)
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